Niveau : 3as Projet II: organiser un débat en classe pour confronter des points de vue sur un sujet d’actualité puis en faire un compte rend...
Niveau : 3as
Projet II: organiser un débat en classe pour confronter des points de vue sur un sujet d’actualité puis en faire un compte rendu qui sera publié sur la page face book de l’établissement.
Intention communicative : Dialoguer pour confronter des points de vue.
Objet d’étude : Le débat d’idées.
Séquence n° 01 : produire un texte pour convaincre ou persuader (S’inscrire dans un débat).
Séance : Compréhension de l’oral.
Support : Enregistrement audio-visuel (émission télévisée)
« 7/8 débat » l’avenir de l’école passe t-il par le numérique ?
Démarche de la séance
1er moment :
Anticipation du sens : (projection d’une partie de la vidéo en mode muet)
Consigne :
En exploitant la vidéo en mode muet, émettez des hypothèses de sens.
Confirmation des hypothèses :
1ère projection :
Hypothèse retenue :
I s’agit dans cette vidéo d’une émission télévisée, présentant un débat autour de l’utilité de l’école numérique.
2ème moment :
Analyse du contenu :
2ème projection :
Activité 01 : Le thème abordé dans cette vidéo est :
A. Les inconvénients de l’école numérique ?
B. L’importance d’école numérique ?
C. L’école numérique entre avantages et inconvénients.
Cochez la bonne proposition.
Activité 02 :
Pourquoi l’école numérique pose-t-elle un problème ?
A. parce que l’école numérique a des avantages et des inconvénients ?
B. parce que c’est un sujet politique ?
C. parce que c’est un sujet (tabou)
D. parce qu’il provoque un controverse (sujet polémique) ?
Mettez une croix devant les deux bonnes propositions.
3ème projection :
Activité 03 : Répondez par « vrai » ou « faux » :
Enoncés Vrai Faux
1. La myope est une maladie qui touche les oreilles des enfants.
2. Le controverse se pose entre l’animatrice et Mer Berthon Mesure ?
3. Le journaliste J.Michel Forgouss défend l’école numérique
Activité 04 : schématisez le contenu de la vidéo :
3ème moment
Synthèse :
Activité 05 :
Une classe numérique, souhaitez vous en avoir une dans votre lycée ? Répondez en donnant un argument ou deux.
(Expression libre)
Bonsoir, bienvenue à tous dans cette nouvelle édition de "7/8 Le Débat".
Nous parlerons ce soir de la place du numérique à l'école. Comme dans de nombreux secteurs, les technologies numériques transforment l'enseignement en salle de classe. Les tablettes remplacent les traditionnels cahiers, les tableaux numériques interactifs se substituent aux ardoises à craie. Quant au célèbre cahier de correspondance, il est désormais une application que les parents peuvent consulter à la maison.
Cette mutation en cours ne fait pourtant pas l'unanimité. Progrès pour certains, le numérique ne doit pas, pour d'autres, envahir l'univers de l'enfant.
Avec nous pour en débattre : Jean-Michel Fourgous, maire Les Républicains d'Élancourt, et Bertrand Mesure, secrétaire départemental du syndicat de professeurs SCIPP.
Bonsoir messieurs.
Je me tourne d'abord vers vous, Jean-Michel Fourgous. Votre ville est pionnière en matière de numérique à l'école : vos collégiens apprennent sur des tablettes, vous êtes équipés de tableaux numériques et de robots, et vous êtes vous-même l'auteur d'un rapport positif sur le numérique remis en 2010 à Luc Chatel, alors ministre de l'Éducation.
Quels bénéfices le numérique apporte-t-il aux élèves ?
— Ça augmente leur créativité, ça les rend plus autonomes, donc ils apprennent à apprendre seuls. Et surtout — c'est très important — ça augmente la confiance en soi. Voilà. Rien que ces trois paramètres suffisent. Mais surtout, en fait, ça augmente le plaisir d'apprendre. Plutôt que de gaver un enfant de connaissances, il est essentiel de lui donner envie d'apprendre. C'est une garantie d'accroître son envie et son plaisir d'apprendre.
Apprendre et échanger, dites-vous ?
— Oui, les élèves échangent beaucoup plus aujourd'hui. Le numérique est un démultiplicateur d'échanges, offrant une rapidité d'accès à l'information. C'est un plaisir d'avoir l'information immédiatement. Cela transforme complètement l'apprentissage, en plus de développer une culture scientifique et des capacités à résoudre des problèmes différemment.
Votre bilan, avec le recul ?
— À Élancourt, mais aussi dans d'autres communes comme Bois-d'Arcy ou Maurepas, les résultats sont là. Une autre chose importante : cela augmente aussi le plaisir d'enseigner. Quand vous combinez le plaisir d'apprendre chez l'élève et celui d'enseigner chez le professeur, c'est une vraie réussite.
Bertrand Mesure, cette mutation laisse certains dubitatifs. Que disent les études ?
— En effet, l'OCDE a conclu que le numérique ne réduirait pas l'échec scolaire. Nous avons des réserves, notamment concernant le développement de l'enfant, en particulier chez les très jeunes. Pour que la maturation neurologique et la construction des fonctions cognitives supérieures se fassent dans de bonnes conditions, il est crucial que les enfants interagissent avec leur environnement via des activités motrices.
Quels sont les risques ?
— Jusqu'à trois ans, il est indispensable de limiter l'exposition aux écrans, comme le recommande Serge Tisseron dans ses bonnes pratiques "3-6-9-12". D'autre part, l'OCDE a remarqué que les élèves français, qui utilisent peu les écrans, sont de meilleurs lecteurs numériques que ceux de pays où l'usage des écrans est massif.
Enfin, un exemple frappant : la Chine connaît une explosion de la myopie chez les enfants, probablement liée à une exposition trop précoce aux écrans, empêchant un développement oculaire optimal.